Montag, 21. Mai 2012

Arlt, Paris, 16.05.12


Konzert: Arlt (Haight-Ashbury)
Ort: Le Café de la Danse, Paris

Datum: 16.05.2012

Zuschauer: etwa 280


Tradcution française en bas du texte


"Die machen ja eigentlich keine französische Musik" sagte Labelboss Benjamin (Almost Musique, beherbergt u.a auch Mariee Sioux) schmunzelnd vor dem Konzert seiner Band Arlt im Pariser Café de la Danse. Ach so? Aber was denn dann? Schließlich singen Eloise und Sing Sing, die beiden Gründer des Projekts (zu dem inzwischen auch der Gitarrist Mocke Depret hinzugestoßen ist), sogar in der Sprache Molieres, eine ziemliche Seltenheit in der heutigen Pariser Musiklandschaft. Wenn Arlt keine französische Musik machen, wer dann?

Aber mir war schon klar, was Benjamin meinte. Er wollte seine Schützlinge von den Vertretern der sogenannten "variété française" abgrenzen, einem überaus mainstreamigen Genre. Zum Teil sind das in der Tat wirklich widerwärtige Musiker, die mit schmalzigem und anbiederndem Sound und flachen Texten aufwarten, um dem Massenpublikum in den Arsch zu kriechen. Damit haben Arlt nun wirklich nichts zu tun. Ihre Parolen sind sehr schräg und ungewöhnlich und ihre Musik beinhaltet viele verschiedene, auch internationale Einflüsse. Trotzdem ist das, was sie machen, für mich sehr französisch. Der Geist von Barbara, Serge Gainsbourg, Brassens oder Brigitte Fontaine wohnt ihren Stücken inne, das ist unschwer festzustellen. Allerdings- und das ist ihr großes Verdienst-, begnügen sie sich nicht damit, althergebrachte Chansons lediglich zu reproduzieren, sondern drücken dem etwas angestaubten Genre ihren ganz eigenen Stempel auf. Ihr Sound klingt wahnsinnig anziehend, herrlich verrückt und sehr eigen. Er der brummelnde Bär, sie die glockenklar intonierende Sirene. Ein Duo voller Gegensätze, die sich bekanntlich anziehen. Mit immenser Theatralik mimte sie die Nachtwandlerin, während er ganz trocken und tief singend seine Akustikgitarre bearbeitete. Ein einstudiertes Gebaren, das auch im Café de la danse formvollendet zelebriert wurde. Seltsam allerdings, daß die Leute nicht ein bißchen mehr mitgingen, bei ein paar Liedern hätte man durchaus tanzen oder klatschen können, zumal Eloise durch ihre Handclaps den Takt vorgab. Aber es waren wohl eher stille Genießer, die das schöne Café de la Danse bevölkerten. Sie erfreuten sich wie ich leise und andächtig an starken Titeln wie der schmissigen neuen Single Le Pistolet, oder der alten Melancholie-Schmonzette Je voudrais être mariée. Aktuelles und älteres Songmaterail wurde perfekt durchgemischt und zu einem harmonischem Ganzen zusammengefügt.




Aber bei Konzerten von Arlt geht es nicht nur um die Lieder selbst, sondern auch deren kuriose Interpetation. Es ist fast ein kleines Theaterstück, was man da sieht und besonders Eloize könnte ich mir gut an der Comédie française oder im Odéon vorstellen. Fantastisch, wie weltentrückt sie agierte, manchmal fast guckte, als hätte sie nicht mehr alle Tassen im Schrank. Gerade, daß ist das herrliche bei Arlt, man weiß nicht genau, ob sie alles so ernst meinen. Ich glaube das Gegenteil ist der Fall, sie haben viel Humor und zwinkern gerne mit den Augen.

Das Set schritt voran und ich genoß besonders das wundervolle Stück Le Periscope (" si tu savais comme je t'aime"), das so unglaublich melancholisch rüberkam und mit vielen kleinen feinen Gitarrenmelodien glänzte. Den alten Klassiker La Rouille (der Rost zu deutsch) nahm ich auch noch mit, bevor ich mich zum Konzert von Tu Fawning aufmachte, das ich auf keinen Fall verpassen wollte.

Pour nos lecteurs français

"En fait ils ne font pas de la musique française" se plaisait à dire Benjamin, le chef du très bon label Almost Musique qui héberge le groupe Arlt. Ah bon? Il font quoi, Arlt alors? On parle quand même d'un groupe qui n'est pas seulement parisien, mais qui chante aussi dans la langue de Molière, chose très (trop?) rare dans le paysage de la musique indé actuelle.

Mais bon, ce que Benjamin voulait dire était assez clair . Il voulait certainement exprimer le fait que Eloise et Sing Sing ne font pas de la variété française, un genre qui est en effet souvent abominable. Normal qu'un groupe formidable et innovateur comme Arlt ne veuille pas être rangé dans cette catégorie. Ils ont des paroles magnifiques et bizarres, un univers bien à eux et des influences majoritairement internationales comme The Velvet Undergound, Can ou Les Kinks. Mais je trouve quand même qu'ils ont un son bien français. On y retrouve l'esprit des artistes classiques comme Barbara, Gainsbourg, Brassens ou Brigitte Fontaine. Mais Arlt ne se contentent pas de reproduire des chansons classiques, mais y mettent leur propre touche en ressuscitant le genre un peu démodé. Leur musique est très séductrice, formidablement folle et très spéciale. Lui joue l'ours marmonnant elle chante clair comme un rossignol! Son jeu à elle est très théâtral (on dirait qu'elle est somnambule), tandis que lui reste la plupart du temps très cool au milieu de la scène, grattant nonchalamment sa guitare. C'est un rituel étudié et élaboré que le groupe joua avec excellence ce soir au Café de la Danse. Un peu dommage néanmoins que le public resta longtemps si calme et passif. Pourtant Eloise donna le rythme en tapant dans ses mains sur plusieurs morceaux. Mais c'était plutôt des gourmets calmes, qui peuplaient le café ce soir-là. Il apprécieront en toute tranquillité des titres sublimes comme le tranchant nouveau single le Pistolet ou la vieille chanson mélancolique Je voudrais être mariée. Le groupe (avec Mocke Depret de Holden à la guitare électrique) a su mélanger des nouveaux et des anciens titres pour un résultat équilibré et harmonieux. Difficile à dire lequel des deux albums est le meilleur. Le nouveau Feu La Figure me semble néanmoins plus rock et aggréssif, certainement dû au jeu de guitare groovy, très classe de Mocke.


Mais ce n'est pas seulement la musique qui me plaisait énormément ce soir là. C'était aussi le jeu de scène d'Eloise, ses regards un peu étranges, sa manière de bouger, de taper dans les mains. Je la verrais bien à la comédie française ou à l'Odéon. Un vrai talent de scène, très élégant et charismatique.


Le concert avança vite et j'ai surtout adoré le splendide Le Périscope, un morceau ultra triste et touchant, truffé des jolies petites melodies de guitares- Et puis il y avait aussi le vieux classique La Rouille, un titre très accrocheur avant que l'immense Chien mort, mi amor ne termine la partie officielle d'un concert particulièrement réussi!

Arlt font donc bien de la musique française, mais de la bonne musique française!






Fazit: Arlt machen französische Musik und das ist auch gut so!

Setlist Arlt, Café de la Danse, Paris:

01: Sans Mes Bras

02: Une Sauterelle
03: L'Eau froide
04: Le Pistolet
05: Je voudrais être mariée
06: Le Ventre de la baleine
07: Le Périscope
08: La Rouille
09: La Ville est triste
10: Crevé un Cheval
11: Rhinocéros
12: Chien Mort, Mi Amour

13: Château d'eau
14: De Haut en bas



 

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